TERMINUS
Je vis dans un quartier vide. Il n’y a pas (ou peu) de criminalité, normal, puisque les gens ne sortent pas de chez eux. Au lieu de ça, ils se contentent de regarder la vie ne pas se passer de l’autre côté de leurs fenêtres; on les voit aux coins de rues, observer la valse des voitures aux feux rouges car il n’y a rien de plus, à des kilomètres à la ronde.
Tout le monde s’y tient à l’étroit, seul ou par petits groupes tissés depuis des décennies ou des générations, jusqu’à ce qu’un jour il n’y ait plus personne. Plus personne pour venir traîner dans ton jardin sans que tu n’aies rien demandé, plus personne pour déneiger ton entrée avant ton lever, plus personne pour venir te creuser un potager assez grand pour y faire pousser des tomates, alors que dans le fond, tout ce que tu voulais c’était quelques radis.
La seule nouveauté, dans mon quartier, c’est la construction d’un nouveau bâtiment. Une maison de retraite.
Je déménage bientôt.
Robe: ASOS (Ancienne collection, venue tout droit de La Réserve)
Bottes: Vanessa Bruno
Pull: Gap
Boucles d’oreilles: Uranium
Photos par Meka
EASY TIGER
Je fais comme s’il n’allait pas faire 46 degrés aujourd’hui. Déni total. La crinière au (non-)vent, le sac trop petit pour contenir une bouteille d’eau, et les pores bouchés d’écran total… Ça va faire très très mal.
STÉPHANIE, RUE STE CATHERINE (BANANA REPUBLIC)
J’ai croisé la ravissante Stéphanie, du blog Modern Antoinette, lors d’une présentation média de la collection Automne-Hiver de Banana Republic (détails à venir), et j’ai profité de l’avoir à disposition dans un si beau cadre pour immortaliser l’un de ses looks, enfin! Stéphanie fait partie de ces filles qui sont toujours parfaitement apprêtées, sans avoir l’air guindées. Son look est un savant mélange de vintage, d’élégantes touches girly, et de détails résolument modernes. Le genre de filles dont on aimerait pouvoir faire un raid dans le placard (et voler les cheveux, mais ça c’est une autre histoire).
MARIE-JOSÉE, MÉTRO BEAUBIEN
En attendant le métro, je suis tombée en amour devant son manteau de collégienne, ses bottes vieillies qui lui donnent l’air de fréquenter les meilleurs festivals d’été, et son allure nonchalamment cool. La pauvre petite chose m’a dit, les joues roses, qu’elle avait enfilé ce qui lui était tombé sous la main et que d’ailleurs elle était malade !













































